Les propriétaires face à l’antibiorésistance en canine

19/11/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
Infographies
© La Semaine Vétérinaire

L’antibiorésistance en médecine canine et féline est moins étudiée qu’en élevage, alors qu’elle mérite aussi l’attention. Ce phénomène a fait l’objet d’une thèse vétérinaire, dont les premiers résultats – sur les usages en antibiotiques, les connaissances et les attentes des propriétaires – rappellent l’impact positif des consignes des vétérinaires, d’où la nécessité d’une bonne communication.

Le développement de la résistance aux antibiotiques est une préoccupation majeure nationale et internationale. Les pratiques des vétérinaires canins et aussi celles des propriétaires peuvent avoir un impact sur l’antibiorésistance. Une thèse vétérinaire comprenant deux questionnaires, soutenue en juillet 2015 à Oniris, sous l’égide d’Hervé Pouliquen, a permis d’enquêter sur le sujet. Ce premier volet décrypte les résultats obtenus auprès des propriétaires.

Respect de la durée et de la continuité du traitement antibiotique
La durée et la continuité du traitement antibiotique semblent être majoritairement respectées par les propriétaires, comme l’indiquent les résultats de l’enquête. Ainsi, 93 % des répondants (infographie haut de la page 41) déclarent aller jusqu’à la fin du traitement, même si l’état clinique de leur animal s’améliore avant. Aucune différence significative n’est mise en évidence entre les propriétaires de chiens et de chats. Le mode de vie des chats (extérieur ou intérieur) n’a pas non plus d’incidence sur les pratiques. Concernant la continuité du traitement antibiotique, 80 % des répondants déclarent ne jamais, ou presque jamais, oublier un comprimé, mais il existe une différence significative selon l’âge des répondants. En effet, l’oubli semble plus fréquent chez les personnes de moins de 35 ans, comparées à celles plus âgées. Le temps que prend l’activité professionnelle et familiale dans un foyer pourrait expliquer ce résultat (les propriétaires plus âgés peuvent être en retraite ou ne plus élever d’enfants en bas âge et donc avoir davantage de disponibilité). Le nombre de réponses « Oui, cela m’arrive très fréquemment » (0,5 %) est toutefois très faible.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 40-45 de La Semaine Vétérinaire n° 1651.

Inès d’Amphernet

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