Les mesures prioritaires de l’OIE

Clarisse Burger | 16.11.2015 à 18:29:03 |
antimicrobien chez l'animal
© OIE P. Vaclavek

L’OIE qui évalue les risques en matière de santé animale dans le monde, sensibilise les pays dépourvus de législation relative aux produits vétérinaires.

Selon une étude de l’OIE sur la santé animale, plus de 110 pays en voie de développement ou émergents, n’auraient pas de législation appropriée qui encadre l’importation, la fabrication, l’usage et la distribution des produits vétérinaires, dont les antimicrobiens. Et si elle existe, elle n’est pas toujours appliquée, faute de moyens et de contrôles signale le directeur général de l'OIE dans son éditorial. Si bien que des milliers de tonnes de produits antimicrobiens frelatés destinés aux animaux circulent dans le monde.

Aussi, l’usage des antibiotiques pour les animaux, par du personnel peu ou non formé est-elle à revoir dans ces pays. En termes de prévention de l’antibiorésistance chez l’animal, à part quelques pays ou régions, des efforts sérieux seront à faire.

Pour faire face à la colonisation des bactéries d’origine humaine et animales dans le monde, l’Oie rappelle que son réseau de points nationaux va s’efforcer d’adapter les législations (relatives à l’importation, la distribution, la production, l’usage des produits vétérinaires) et de procéder au suivi des consommations d’antibiotiques. Car peu d’éléments permettent pour l’heure de recenser les volumes utilisés dans les 180 pays membres de ce programme. Ces derniers se doivent d’adopter des normes intergouvernementales sur l’usage des antibiotiques. Enfin, l’OIE préconise la politique du maillage vétérinaire minimal pour notamment détecter des épizooties potentielles.

Clarisse Burger
1 commentaire
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Benito le 17-11-2015 à 15:32:06
Cette démarche est importante pour les professionnels vétérinaires en particulier ceux installés en clientèle privée et pour les consommateurs. Les vétérinaires ont souvent été cités lorsque les sujets de mauvaises utilisation d'antibiotiques, de résistance bactérienne, de résidus d'antibiotiques dans les aliments sont abordés. Dans un pays comme la Côte d'Ivoire le médicament est devenu une marchandise comme toute autre, il est donc vendu au publique au lieu d'être céder aux professionnels. La loi existe, tout le monde le sait, personne ne l'applique et la Direction des services vétérinaires ferme les yeux, conséquences: dégradation de l'activité vétérinaire privée en clientèle( donc dégradation de la santé animale) et problèmes de santé publique. Il est temps de discipliner les grossistes importateurs de ces produits car ils sont dangereux pour la santé des populations parceque habités par des défis d'intérêt économique plutôt que par des problèmes d'éthique. En temps que vétérinaires nous estimons que c'est irresponsable de traiter le médicament ainsi, car au delà de la santé animale le vétérinaire est aussi concerné par la santé humaine. Si l'OIE échoue à ce niveau, je crois que son existence ne sera plus nécessaire encore moins indispensable pour l'humanité. Il faut sanctionner les gouvernements qui ne font pas d'efforts en les privant de soutien financier ou d'assistance, c'est tout.
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