Des revendications pour la profession

Marine Neveux | 12.11.2015 à 15:53:15 |
Salon de l'Avef-Snvel
© Marine Neveux

L’Avef et le SNVEL ont à nouveau fait congrès commun du 3 au 5 novembre. Les échanges ont permis d’aborder des sujets professionnels majeurs : loi d’avenir, contexte sanitaire, bien-être des animaux, etc. L’occasion pour les présidents des deux organismes réunis de porter leurs messages devant le représentant du ministre.

Pour l’association, il s’agissait de la 43e édition de son rendez-vous, pour le syndicat de la 21e. Les Docks de Paris ont accueilli, du 3 au 5 novembre, les journées annuelles, désormais couplées, de l’Association vétérinaire équine française (Avef) et du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL). Ces rencontres ont permis aux deux présidents, Jean-Yves Gauchot et Pierre Buisson, de s’exprimer sur des sujets qui agitent la profession, en présence du représentant du ministre.

Loi d’avenir agricole
Notre confrère Pierre Buisson, président du SNVEL, est revenu sur la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, dont la parution fêtait quasiment ses 1 an, soulignant que « des efforts considérables ont déjà été réalisés par la profession vétérinaire ». Il déplore cependant que « les décrets d’application majeurs, qui doivent rendre la loi effective, ne sont toujours pas publiés » (ils ont été annoncés pour 2016, au mieux). Le président ajoute quelques réserves : « Prenons l’exemple de l’obligation d’une nouvelle prescription pour l’usage des fonds de flacons… L’intention est certes louable, mais la traduction opérationnelle est objectivement impossible. Comment imaginer une sollicitation de ce type ? Comment envisager concrètement qu’un éleveur sollicite demain son vétérinaire pour utiliser les 10 ml restants de son flacon ? ».
En outre, force est de constater « que la prescription des antibiotiques vétérinaires poursuit sa baisse indépendamment du texte de loi et de ses décrets fantômes. Le délai de leur publication fait que les objectifs visés seront pratiquement atteints sans eux ! ». Pierre Buisson pointe cependant « les dispositions technocratiques complexes et économiquement dangereuses, qui viendront inutilement compliquer le travail des praticiens ».

Marine Neveux
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