L’antibiogramme bientôt généralisé pour l’usage des “critiques” ?

Michaella Igoho | 05.11.2015 à 12:19:30 |
Antibiogramme
© Zaharia_Bogdan – iStock

L’avis très attendu de l’Anses sur l’usage des antibiotiques d’importance critique vient rassurer les praticiens en n’inscrivant pas la colistine sur la liste attendue.

La loi d’avenir prévoyait la publication d’un arrêté, fixant une liste des antibiotiques dits critiques, des ministres chargés de la Santé et de l’Agriculture, après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). L’avis de l’Anses est arrivé ! L’agence se prononce, entre autres, sur le projet de décret relatif aux médicaments contenant un ou plusieurs antibiotiques d’importance critique (AIC) et sur celui d’arrêté fixant la liste des AIC. Elle s’exprime également sur le sort à attribuer à la colistine et sur les conditions de recours à l’antibiogramme.

La colistine ne doit pas être considérée comme critique
Point important de ce document rendu public, l’Anses considère que « la colistine ne doit pas être incluse dans la liste des antibiotiques d’importance critique ».
L’agence présente de nombreux arguments pour justifier ce refus. Elle reconnaît que cet antibiotique est très important : il est utilisé régulièrement en médecine vétérinaire pour le traitement des infections gastro-intestinales et est un des plus employés, notamment en filières volaille et porcine. Les polypeptides font, en effet, partie des antibiotiques les plus vendus en 2013, bien qu’une nette diminution de l’exposition soit notée depuis 2010, toutes espèces animales confondues. L’agence s’appuie notamment sur un avis rendu en 2013 par l’Agence européenne des médicaments (EMA) sur l’usage de la colistine et son potentiel impact sur la santé humaine. L’EMA avait conclu que la colistine restait un bactéricide particulièrement efficace pour lutter contre les infections gastro-intestinales dues notamment aux Escherichia coli non invasifs qui y sont sensibles. Toutefois, elle recommande de restreindre son usage au traitement curatif et/ou métaphylactique.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 12-13 de La Semaine Vétérinaire n° 1649.

Michaella Igoho
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