La sénatrice Sylvie Goy-Chavent demande une commission d’enquête sur les abattoirs

19.10.2015 à 15:26:02 |
Sylvie Goy-Chavent
© DR

Suite au scandale médiatique sur l’abattoir d’Alès, la sénatrice entend rouvrir le sujet et rassembler les parlementaires pour faire avancer le débat de façon constructive.

Sylvie Goy-Chavent est fille d’éleveur, elle connaît le sujet, d’autant qu’elle a été rapporteure d’une mission sénatoriale d’information sur la filière viande en France et en Europe en 2013. 40 propositions avaient été formulées à l’époque. Cette mission avait fait suite au « horsegate ».

Aujourd’hui, la sénatrice Sylvie Goy-Chavent demande une commission d’enquête sur la situation dans les abattoirs, au motif du scandale de l’abattoir d’Alès, mais aussi de la « sécurité alimentaire, respect du bien-être animal, information du consommateur, on cache la vérité aux Français, dans l'indifférence des pouvoirs publics. » L’objectif est celui d’un état des lieux précis, des petits et gros abattoirs pour établir un constat et effectuer des propositions. 

Une pétition est en ligne.

4 commentaires
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JENISSET le 20-10-2015 à 19:08:18
Je souhaite qu'une Commission d'enquête soit nommée afin de remédier aux conditions d'abattage qui sont indignes d'un pays comme la France , et de l'humanité toute entière.
Des dysfonctionnements graves existent dans de nombreux abattoirs et les Services de l'Etat sont inefficaces.
Depuis 2009 des atrocités avaient été révélées à Alès sans que personne ne réagisse. c'est le cas dans d'autres abattoirs et cette barbarie est intolérable. Les coupables doivent être sévèrement punis, au niveau local comme au niveau politique.
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Tellier Robert le 20-10-2015 à 20:14:30
Les services de l'Etat sont les "garants" des bonnes conditions d'abattage des animaux de boucherie. En cas d'infractions ils doivent verbaliser les présumés délinquants. L'organisation actuelle des "ex" services vétérinaires a pour conséquence ce type de situation.. Par ailleurs la République française est laïque, or elle accepte des abattages rituels qui relèvent de la barbarie en matière de protection animale. nous comprenons mieux une certaine indifférence des acteurs de terrain à accepter des situations inacceptables. Certaines incohérences politiques qui deviennent des incohérences techniques perturbent les meilleures volontés. A la limite les services vétérinaires locaux peuvent être déboussolés. En plus les services vétérinaires locaux ne ont pas toujours soutenus par leur hiérarchie située à la tête du département. Ajoutons sans être sévère que les différents codes (pénal, CSP, Consommation etc.) s'affranchissent d'une certaine sévérité avec un gradient dégressif qui va du Nord au Sud.de la France.
Si la situation de l'abattoir d'ALES est vraie, si les accusations sont réellement fondées c'est la faillite d'un système où le chef de corps des ISVP regrette qu'il existait il y a encore quelques années sept ISVP en fonction dans les abattoirs. Les ISPV ont pour vocation de "manager". Exit le travail d'inspection , d'enquête sur le terrain. Vive le management interministériel.
Le corps des vétérinaires inspecteurs fonctionnaires d'Etat participe indirectement à ce type de dérive en renonçant aux missions d'inspections et d'enquêtes de terrain au profit d'activités plus managériales..
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Antoine Del Sole, Vétérinaire le 27-10-2015 à 18:07:23
Je souhaiterais ne pas consommer de viande abattue selon un quelconque rituel pouvant aller à l'encontre de ma non-croyance, je souhaiterai également que l’abattage des animaux de boucherie respecte les conditions de bien être animal qui ont été établies dans ce pays. J'ai signé cette pétition en me disant que si la majorité silencieuse ne s'exprime pas sur ce sujet, elle pèsera toujours moins qu'une minorité.
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Antoine Del Sole, Vétérinaire le 27-10-2015 à 18:12:24
...et s'il était possible de consommer l'espèce animale que j'ai demandé ça serait bien aussi
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