Oniris et VetAgro Sup : 5 ans après leur création

08/10/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
Veau Janus
© Frédéric Decante

Oniris et VetAgro Sup fêtent chacun leurs noces de bois après les fusions, il y a cinq ans, de l’ENVN avec l’Enitiaa et de l’ENVL avec l’Enita. L’occasion d’évoquer plusieurs conséquences de ces unions, à travers les voix des enseignants des écoles concernées mais aussi de celles qui ont préféré les “partenaires” aux “conjoints légaux”.

Le 1er janvier 2010, l’Ecole Nationale Vétérinaire de Nantes (ENVN) et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs des Techniques des Industries Agricoles et Alimentaires (ENITIAA) ont fusionné pour devenir l’Ecole Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Nantes-Atlantique, dénommée ONIRIS. Les deux établissements (ENVN et ENITIAA) sont restés sur leurs sites initiaux, seulement distants de 3 km. C’est aussi à la même date que l’école vétérinaire de Lyon (ENVL) et l’Ecole nationale d’ingénieurs des travaux agricoles (ENITA) de Clermont-Ferrand ont uni leurs destinées, sous la dénomination de VetAgro Sup. En revanche, ces deux dernières ‘mariées’ vivent loin de l’autre, chacun dans leur ville "natale" éloignées de quelques 200 km.

Un bilan en demi-teinte
Qu’en est-il après 5 années de "mariage" ? Nous avons enquêté pour avoir le ressenti des enseignants des quatre écoles, qu’elles soient fusionnées ou non, sur plusieurs thématiques.
Il en ressort principalement que pour la grande majorité des sondés, les fusions ont diminué la visibilité et la spécificité vétérinaires. A noter que ce sentiment est moins partagé par les répondants d’Oniris (60 % de oui) que pour VetAgro Sup (74 %) malgré le nom "spécial" de la première.
Quant à la perte d’autonomie pour l’enseignement vétérinaire de la fusion, environ 60 % des répondants des "fusionnés" estiment qu’il n’en est rien, alors que ceux des non fusionnés ne savent pas pour près de 50 %.
Pour ce qui est de la mixité des enseignements entre ENV et une autre école, les enquêtés des non fusionnés sont plus nombreux à penser que c’est un atout que dans les ‘fusionnés’. Toutefois, cette tendance est significativement plus positive à Oniris (50 % des réponses oui) versus VetAgro Sup, selon lesquelles elle représente un frein pour 42 % des répondants.
Concernant l’opportunité pour les étudiants des "fusionnées" d’approfondir des domaines peu abordés dans les écoles vétérinaires, les réponses sont majoritairement non pour les répondants des quatre écoles.
Une très grande majorité des sondés, toutes écoles confondues, pense également qu’établir des partenariats avec d’autres établissements est une meilleure décision que la fusion.

Retrouvez l’intégralité de notre dossier en pages 42-48 de La Semaine vétérinaire n° 1645

Nathalie Devos

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