FCO : Priorité à l'export

Stephanie Padiolleau | 18.09.2015 à 18:07:32 |
troupeau de moutons
© superjoseph-istock

La stratégie dévoilée par le Ministre de l'Agriculture privilégie les mouvements d'animaux.

Stéphane Le Fol a expliqué jeudi 17 septembre la stratégie déterminée après la confirmation d'un foyer clinique de fièvre catarrhale ovine le 11 septembre 2015. 17 autres cheptels ont été détectés positifs par examen de laboratoire (PCR), dans un périmètre de 2 km autour du foyer dans l'Allier, mais aussi dans le Puy-de-Dôme et la Creuse où les suspicions émises durant le concours national charolais du Mans ont été confirmées. Le périmètre de la zone réglementée a donc évolué. 

La priorité est de favoriser les échanges et mouvements d'animaux, dont les exportations. Une campagne de vaccination effectuée par les vétérinaires (la certification est nécessaire pour les exportations) sera lancée dès lundi dans les zones réglementées. L'Etat prend en charge l'achat des doses vaccinales, et la rémunération des praticiens. Une instruction technique détaille les procédures qui s'appliqueront dans chaque cas (zone de surveillance et de protection, mouvements inter et intrazones, zone indemne). 

Stephanie Padiolleau
1 commentaire
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Kagoo le 30-09-2015 à 15:25:02
Bonjour,

Belle "stratégie" en vérité.

Encore un problème pris à l'envers: on gaspille des doses sur des bêtes destinées à l'abattoir pour des raisons commerciales et on verra plus tard pour les reproducteurs qui, eux, risquent la stérilité.

Tout ça pour des exportations, entre autres, vers un pays tatillon qui collectionne tout de même les sérotypes et déclenchera certainement une "happy hour" vaccin-free des plus suspectes en janvier, quand les stabus d'engraissement seront vides.
Mais il est bien tentant de faire alimenter les broutards à vendre deux mois de plus aux frais du vendeur, sous couvert de protection sanitaire.

S'il est vrai que les vaccinations donnent du travail à notre profession, il est probablement un tantinet déraisonnable de s'en réjouir: il n'en faudra sans doute pas beaucoup plus à certains éleveurs, déjà sur le fil du rasoir, pour abandonner définitivement le terrain, ce qui aura de lourdes conséquences sur l'ensemble des prestataires, nous compris, à qui ils faisaient appel jusqu'à présent...
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