Prescription et délivrance d’antibiotiques vétérinaires : l’arrêté de bonnes pratiques est paru

Michaella IGOHO | 11.09.2015 à 12:02:49 |
antibioresistance
© dusanpetkovic - iStock

L ‘arrêté du 22 juillet 2015 relatif aux bonnes pratiques d’emploi des médicaments vétérinaires contenant une ou plusieurs substances antibiotiques en médecine vétérinaire, est paru le 10 septembre au journal officiel.

L’arrêté de bonnes pratiques du 22 juillet 2015 est destiné à encadrer le recours en médecine vétérinaire à des antibiotiques. Il énonce que la délivrance des antibiotiques est principalement réservée aux pharmaciens d’officine et aux vétérinaires inscrits à l’ordre des vétérinaires, sans toutefois que ces derniers tiennent officine ouverte. Les vétérinaires sont donc autorisés à délivrer des antibiotiques uniquement aux animaux à qui ils procurent personnellement des soins ou dont la surveillance sanitaire et les soins leurs sont régulièrement confiés. En revanche, l’acquisition des antibiotiques par les groupements agrées d’éleveurs est strictement interdite.

L’article 4 de l’arrêté est consacré au rôle et aux responsabilités des vétérinaires prescripteurs, abordant en autres la question du diagnostic, des critères de choix d’un antibiotique... Le texte énonce notamment que la prescription d’antibiotiques est subordonnée à la rédaction par le vétérinaire d’une ordonnance et ne se conçoit que dans un usage immédiat, à cet égard, le renouvellement d’une ordonnance d’un antibiotique est à éviter. Le vétérinaire doit également veiller à la bonne gestion des stocks des antibiotiques en respectant notamment les conditions de conservation contenues dans les RCP.

Par ailleurs, les pharmaciens d’officine, en tant qu’ayant droit de la délivrance, ne peuvent pas délivrer d’antibiotiques sans la présentation d’une ordonnance valable émanant d’un vétérinaire. De même, le droit de substitution ne peut s’exercer sur un antibiotique. En cas d’indisponibilité de la spécialité antibiotique prescrite, le pharmacien doit se rapprocher du prescripteur pour ne pas retarder de manière préjudiciable la mise en route du traitement.

Les responsabilités des détenteurs d’animaux (notamment éleveurs professionnels) sont également rappelées notamment le respect de la prescription et du protocole de soins.

Un article sera consacré à cet arrêté dans le prochain numéro de La Semaine Vétérinaire (n°1642) et reviendra plus en détail sur son contenu.

Michaella IGOHO
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