Un rapport sur l'état de conservation de la nature dans l'Union européenne

17.08.2015 à 09:53:05 |
papillon et biodiversité
© DR

Un rapport adopté par la Commission européenne dresse un tableau mitigé de l’état de conservation des espèces et des habitats en Europe.

Un rapport (publié le 20 mai dernier) présente le panorama à ce jour de « l’état de conservation de la nature dans l'Union européenne », réalisé d’après une collecte de données organisée dans les États membres entre 2007 et 2012. Selon le commissaire européen chargé de l'environnement, des affaires maritimes et de la pêche, Karmenu Vella, « si ce rapport dresse un tableau d'ensemble mitigé, il démontre cependant clairement que les mesures visant à régénérer des écosystèmes fragiles peuvent donner d'excellents résultats. Mais il souligne aussi l'ampleur des défis qu’il reste à affronter ».

Près de 240 espèces d'oiseaux sauvages, 23 types d'habitats et plus de 1 200 autres espèces évalués

Ainsi, pour les oiseaux, les rapporteurs déclarent que plus de la moitié des espèces sauvages évaluées (soit 52 %) sont « hors de danger ». Néanmoins, environ 17 % des espèces sont encore menacées et 15 % sont « quasi menacées, en déclin ou décimées ». Parmi ces dernières peuvent être citées des espèces des champs autrefois communes, comme l'alouette ou la barge à queue noire.
Quant aux autres espèces protégées (au titre de la directive « Habitats »), près d'un quart d'entre elles (soit 23 %) ont donné lieu à une évaluation jugée positive. Toutefois, l'état de conservation de plus de la moitié (60 %) des espèces est encore jugé défavorable  (« défavorable-insuffisant » pour 42 % des cas et « défavorable-médiocre » pour 18 % des cas). L'état de ces espèces dans les prairies, les zones humides et les dunes est pour leur part particulièrement préoccupant, souligne le rapport.
Enfin, l'état de conservation des habitats n’est pas satisfaisant et évolue moins bien que celui des espèces, puisque l’évaluation est jugée favorable pour 16 % seulement des habitats. L'état de conservation de l'immense majorité des habitats a été jugé défavorable, soit « défavorable-insuffisant » dans 47 % des cas et « défavorable-médiocre » dans 30 % des cas.

Nathalie Devos

 

1 commentaire
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jcjestin le 17-08-2015 à 22:10:18
Même pas étonnant. La décentralisation ayant permis de descendre en bas de la pyramide décisionnelle, bien plus large, et d'augmenter d'autant les collusions, et corruptions politico-administratives.
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