Crise de l’élevage : le gouvernement mobilise les banques

31.07.2015 à 11:35:00 |
Elevage de vaches
© Visivasnc

A l’issue de la rencontre entre le gouvernement et les banques, la stratégie des pouvoirs publics a été précisée afin de "garder des agriculteurs partout sur tout le territoire français […] et ne pas aller dans des systèmes industriels où les agriculteurs ne seraient plus les chefs de leur exploitation".

Il y a quelques jours, le gouvernement présentait en grande pompe son plan d’urgence contenant 24 mesures destinées à soutenir les éleveurs en difficulté.  La stratégie du gouvernement a été définie pour garantir notamment aux agriculteurs « un statut juridique qui leur permette de se regrouper pour travailler ensemble » mais aussi afin de permettre à la France de jouer de ses atouts « en termes de production végétale, pour pouvoir justifier une alimentation qui coûte moins cher. C’est ce que nous faisons et que nous allons mettre en œuvre avec les groupements d’intérêts économiques et environnementaux ».

Les éleveurs semblent sceptiques quant à l’efficacité des solutions proposées et ne faiblissent pas leurs mouvements de contestation. Le gouvernement poursuit les efforts pour calmer les tensions et passe à l’étape suivante pour la mise en œuvre des mesures proposées. Les banques ont été reçues, par le gouvernement le 28 juillet dernier afin de discuter de la restructuration de la dette des élevages en difficulté. A l’issue de cette rencontre, Michel Sapin, Stéphane Le Foll et Emmanuel Macron, ont détaillé l’une des mesures phare de son plan d’urgence. Celle-ci devrait permettre de rallonger les prêts afin de baisser les annuités en fonction des investissements de départ. Le dispositif de garantie bancaire devrait être mis en place sous peu par la banque publique d’investissement (BPI) avec l’appui des cellules d’urgences départementales. La BPI pourra en effet garantir jusqu’à 500M€ de crédits bancaires de trésorerie aux entreprises du secteur de l’élevage pour faire face à l’ensemble de leurs besoins de trésorerie, notamment les créances vis-à-vis des fournisseurs.

Par ailleurs, le gouvernement prévoit également des mesures à prendre au niveau communautaire telles que « le relèvement du prix d’intervention afin d’atténuer l’impact de la baisse des cours internationaux sur le marché français ».

Michaella Igoho

 

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