Exemple de système de surveillance épidémiologique : l’Australie

Stéphanie Padiolleau | 23.07.2015 à 11:01:48 |
Troupeau de bovins au pré en Australie
© CSIRO

Le système australien de surveillance des maladies animales a été présenté lors de la journée organisée par la plateforme d’épidémiosurveillance.

Il n’existe pas un système idéal de surveillance épidémiologique : chaque pays développe son propre système. Traditionnellement, le gouvernement décide et finance la surveillance et la lutte contre certaines maladies, mais l’aspect économique étant important, certains pays ont fait le choix de partager les rôles. Ainsi un système fédéral est en place aux Etats-Unis, en Allemagne ou aux Philippines, un partenariat entre public et privé fonctionne en Scandinavie, alors qu’au Canada il s’agit d’un système de réseaux.
Le cas de l’Australie, exposé par Angus Cameron (Ausvet Animal Health services, bureau d’étude spécialisé en épidémiologie) au cours de la journée annuelle de la plateforme nationale d’épidémiosurveillance (ESA) est un peu différent. Au niveau de l’Etat se décident les maladies d’intérêt national et les objectifs à atteindre. Les modalités de la surveillance et de la lutte sont élaborés, appliqués et contrôlés par une agence indépendante privée (Animal health agency) fondée en 1996. Elle s’occupe des projets de base collectifs financés à parts égales entre les souscripteurs, et des projets spécifiques (à une filière, un territoire, etc.) dont le  financement est particulier à la région ou la filière concernée. Des rapports sur ses activités de surveillance sont régulièrement publiés. Le financement est assuré à parts égales entre trois entités (le gouvernement national, les états ou régions, et les organisations professionnelles de l’élevage) par la souscription des membres, des contributions directes associées à des activités spécifiques, et des cotisations sur les productions animales, pour un budget annuel d’environ 15 millions de $.

 

Stéphanie Padiolleau
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