Renforcer les collaborations face aux menaces biologiques

02/07/2015 | Le Point Vétérinaire.fr
De gauche à droite : David Nabarro (ONU), Bernard Vallat et Brian Evans (respectivement directeur général et directeur général adjoint de l’OIE), Florence Fuchs (OMS).
© Marine Neveux
L’OIE a organisé, en collaboration avec l’OMS, une conférence mondiale sur les risques biologiques, du 30 juin au 2 juillet à Paris.

Cette conférence mondiale sur la réduction des risques biologiques a marqué une première historique en regroupant des acteurs clés de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’Interpol, du bureau des affaires du désarmement des Nations unies, de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ainsi que des représentants des gouvernements nationaux des institutions chargées de la défense, de la sécurité et de la santé de plus de 120 pays.
L’objectif était de renforcer les collaborations et de communiquer. Des recommandations ont été établies le dernier jour du congrès.

Quand l’histoire rappelle la menace
Raymond Allan Zilinskas dirige un programme de non-prolifération des armes en Californie. Il aborde des exemples de menaces biologiques au cours de l’histoire, tels qu’un sabotage biologique, en 1915, pour rendre malades les chevaux et les mules en Argentine, en Roumanie, en Espagne, en Norvège et aux États-Unis.
En 1915, les États-Unis étaient neutres, mais vendaient des chevaux et des mulets pour la cavalerie. « Un laboratoire a produit des cultures d’agents pathogènes. Des saboteurs en ont mis dans des bouteilles fermées par un bouchon sur lequel était placée une aiguille. Ils piquaient les chevaux avec ou mélangeaient le contenu à l’eau des aliments pour les contaminer ».
Après la Première Guerre mondiale, plusieurs programmes ont été envisagés concernant les armes biologiques : en URSS, au Japon, etc.
Après 1945, il a été révélé que des Japonais avaient conduit un programme d’armes biologiques : avec B. anthracis et Yersinia pestis, des agents pathogènes embarqués dans des bombes. « Cela n’a pas trop marché car Yersinia pestis ne vit pas longtemps dans l’environnement. Ils ont introduit ces agents dans des puces, à partir de sang infecté. Les puces étaient placées dans une bombe. L’engin pouvait en transporter jusqu’à 30 000. Un cordon d’amorce était disposé tout autour. 80 % des puces arrivaient à survivre après cette exposition », raconte Raymond Allan Zilinskas. D’autres conflits montrent l’utilisation de programmes d’armes biologiques, et les agents pathogènes sont variés.
Une nouvelle phase a aussi émergé avec une autre problématique : l’utilisation malveillante de programmes de génie génétique pour accroître les propriétés pathogènes des agents.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 10 et 11 de La Semaine Vétérinaire n° 1637.

Marine Neveux

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