Une assemblée générale sous le signe du bien-être animal

Le nom de l'auteur ici | 02.04.2015 à 16:09:17 |
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La stratégie de la France pour le bien-être animal place le vétérinaire au centre du dispositif.

L’article L. 203-6 du Code rural impose aux vétérinaires sanitaires d’informer leurs instances de tutelle des « manquements à la réglementation relative à la santé publique vétérinaire qu’ils constatent dans les lieux au sein desquels ils exercent leurs missions si ces manquements sont susceptibles de présenter un danger grave pour les personnes ou les animaux ». La maltraitance animale entre dans ce cadre autant que les maladies infectieuses, a précisé Jérôme Languille, du bureau de la protection animale de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), le 31 mars dernier, au cours de l’assemblée générale des groupements techniques vétérinaires (GTV) à Paris.

Vétérinaires, au cœur du bien-être animal
Les vétérinaires praticiens ne sont pas en reste : sensibilisés au cours de leur formation initiale dans les écoles vétérinaires, ils constituent le premier maillon de la chaîne, pour leur rôle de conseiller en clientèle et leurs compétences techniques, dont la maîtrise de la douleur. Les praticiens pourront également être mandatés par l’autorité administrative (L. 203-6 du Code rural) afin d’apporter leur expertise en matière de protection animale. Pour Anne-Laure Fondeur, conseillère du ministre de l’Agriculture, « il est déterminant que les vétérinaires s’expriment sur le sujet du bien-être animal ».
La stratégie 2015-2020 pour le bien-être animal met en effet les praticiens au centre du dispositif, et veut systématiser le recours à l’expertise vétérinaire. Les modalités restent à définir, de même qu’une bonne coordination des services. Lors de situations de maltraitance, un contexte social délicat est souvent identifié, que les acteurs de la santé animale ne peuvent gérer seuls sans risquer des conséquences dramatiques si le volet social n’est pas couvert. La stratégie prévoit ainsi une mobilisation partenariale entre les différents services administratifs, les organisations non gouvernementales et les professionnels, qui sera progressivement mise en place, de même que des moyens de financement. Les praticiens soulignent les difficultés rencontrées pour assurer la gestion du bien-être animal lors d’incident grave, notamment en cas d’accident de la route ou d’incendie de bâtiments d’élevage, et qui obligent à pratiquer des euthanasies sur de nombreux animaux en souffrance dans des conditions difficiles, faute de pouvoir les transporter à l’abattoir.

Retrouvez l’intégralité de cet article en page 19 de La Semaine Vétérinaire n° 1624.

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