La stérilisation non chirurgicale objet de travaux

19/03/2015 | Le Point Vétérinaire.fr

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Les chats et chiens stérilisés le sont actuellement majoritairement par voie chirurgicale. Une Université américaine vient d’obtenir une subvention pour le développement d’un vaccin stérilisant, ce qui relance le débat sur les alternatives à la stérilisation chirurgicale.

Selon l’Alliance for Contraception in cats and Dogs, le gold standard pour le contrôle de la surpopulation des chiens et chats fait encore l’objet de recherches, et beaucoup de travaux sont menés pour trouver une contraception fiable, dénuée d’effets secondaires et utilisable lors de campagnes de stérilisation massives.

Vaccins et injections sclérosantes
Début 2015, l’Université d’Harvard (Etats-Unis) a reçu un financement de 700 000 $ de la fondation « Found Animals » pour poursuivre le développement d’un vaccin « anti-GnRH » permettant de stériliser chien et chat en une seule injection. Dès les années 70, le chlorure de calcium a été testé comme agent de stérilisation. Mais c’est seulement en 2014 qu’une équipe de chercheurs scandinave a rapporté son utilisation chez le chien en injection intra-testiculaire1. Toutefois, ses effets secondaires en empêchent encore l’usage. Zeuterin®2, de son côté, a reçu l’approbation de la Food and Drug Administration en 2014. Ce mélange de gluconate de zinc et d’arginine est utilisé chez des chiens de 3 à 10 mois. Il est injecté directement dans les testicules et a une action spermicide en plus de bloquer la voie d’excrétion des spermatozoïdes. Les vétérinaires américains désireux de mettre en pratique cette technique doivent suivre une formation de plusieurs heures, car l’injection doit être précise et délicate. Toutefois, son utilisation soulève quelques inquiétudes quant à l’innocuité à long terme. En pratique, cette méthode n’est que peu employée.

Un intérêt pour les animaux errants
Selon notre confrère Alain Fontbonne (diplomate ECAR et maitre de conférences à l’ENVA), ces méthodes pourraient avoir un intérêt pour les chiens et chats errants, car elles sont rapides et faciles à instaurer. Elles sont toutefois accompagnées d’effets secondaires (œdème, fistule, douleur au point d’injection). De ce fait, « dans le cadre de l’exercice en clientèle, leur intérêt me parait limité, les praticiens pouvant déjà proposer des implants de desloréline (agoniste de le GnRH) », estime-t-il.

Source : www.aaha.org et C. Maenhoudt, N.R. Santos, A. Fontbonne, « Suppression of fertility in adult dogs », Reprod Dom Anim 49, 58-63 (2014)

1 R. Leoci et coll. : « A dose-finding, long-term study i the use of calcium chloride in saline solution as a method of nonsurgical sterilization in dogs : evaluation if the most effective concentration with the lowest risk.” et “Alcohol diluents provides the optimal formulation for calcium chloride non-surgical sterilization in dogs.”, Acta Veterinaria Scandinavia. 56:63, 2014.

2 développé par le laboratoire Ark Sciences. Les molécules utilisées ont déjà été mises sur le marché américain sous le nom de Neutersol©, spécialité qui n’existe plus aujourd’hui.


Retrouvez l'intégralité de cet article en page 26 de La Semaine Vétérinaire n° 1622.

Marie Sigaud et Valentine Chamard

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