Simulation d’introduction de la souche hypervirulente de la DEP en France

Nathalie Devos | 12.02.2015 à 12:02:29 |
© © Suljo - Istock

Les scénarios envisagés et réalisés par l’Anses de Ploufragan concluent que l’abattage précoce des premiers foyers serait la mesure la plus efficace pour limiter la propagation de la maladie, les restrictions de mouvements seules auraient un impact partiel. La décision finale relèverait de la DGAL.

Diarrhée épidémique porcine (DEP) : quel risque en France, comment s’y préparer ? Telle était l’angle de l’intervention sur cette maladie abordée par Béatrice Grasland (Anses Ploufragan) lors des dernières journées de la recherche porcine, qui se sont tenues les 3 et 4 février dernier à Paris. La conférencière a rapporté les résultats de simulation d’une introduction de la souche hypervirulente qui circule aux Etats-Unis et au Canada sur notre territoire. Les simulations, réalisées par l’Anses de Ploufragan sous l’égide de notre confrère Nicolas Rose, prennent en compte les 6 types d’élevage (naisseur, naisseur-engraisseur, naisseur-post-sevreur, post-sevreur, post-sevreur-engraisseur et engraisseur) répertoriés en Bretagne dans la base de données BDPORC ainsi que les mouvements d’animaux entre ces élevages.

80 élevages infectés en moyenne par semaine en l’absence de mesures
Elle révèle qu’en l’absence de toute mesure (restriction de mouvement ou abattage), la diffusion de la maladie serait rapide (en l’absence d’immunité) : le pic épidémique de la maladie se situerait environ au 250e jour après le premier cas, et environ 80 élevages pourraient être infectés par semaine. Deux autres scénarios envisagés (restriction de mouvements et/ou abattage), concluent que l’abattage précoce des premiers foyers serait la mesure la plus efficace pour limiter la propagation de la maladie, les restrictions de mouvements seules auraient un impact partiel. Dans les deux cas, la rapidité de mise en place des mesures (moins de 10 jours après infection de l’élevage) est essentielle.

Retrouvez l'intégralité de cet article en page 20 de La Semaine Vétérinaire n° 1617.

Nathalie Devos
3 commentaires
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henri le 12-02-2015 à 18:37:37
Il me semble qu'au début, on a pensé à une contamination des aliments industriels pour expliquer la rapide dissémination du PED-CoV dans une grande partie de l'Amérique du Nord. Des dizaines d'Etats des USA ont été touchés presque en même temps. Qu'est-il devenu de cette hypothèse? Il me semble que la simulation française ne traite pas de ce cas de figure possible
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Nathalie Devos, Vétérinaire le 13-02-2015 à 16:57:29
bonjour
Effectivement, cette simulation 'française' part de l'hypothèse de l'infection d'un élevage unique (index) sans que l'origine de l'infection ne soit représentée dans ce modèle. Reste en effet la question à se poser des conséquences d'une introduction multiple (dans plusieurs élevages) via notamment l'alimentation. En effet, même si aux Etats-Unis la contamination des élevages via l'alimentation (notamment ceux incorporant du plasma) n' pas été formellement identifiée, elle est en revanche pratiquement démontrée au Canada ( plusieurs élevages infectés quasi simultanément et géographiquement distants mais ayant un lien épidémiologique avec une source d'alimentation commune contenant du plasma.
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DEu8EPK7X le 20-02-2015 à 00:16:03
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