La tuberculose : y penser aussi chez les carnivores domestiques

22/01/2015 | Le Point Vétérinaire.fr

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Si la tuberculose bovine est au centre des préoccupations en matière de santé animale, les atteintes potentielles des chiens, des chats et des furets sont de nos jours moins présentes dans l’esprit des praticiens qu’elles ne l’étaient il y a une cinquantaine d’année. Pourtant, une certaine prudence reste de mise, d’autant que certains bacilles responsables sont également pathogènes pour l’homme et que les contaminations peuvent se faire de l’animal vers l’homme, mais aussi de l’homme vers l’animal.

La prévalence de la tuberculose humaine a nettement reculé en France et dans la majorité des pays européens, mais elle reste l’une des principales maladies infectieuses mortelles à l’échelle mondiale.

En France, l’incidence moyenne en 2012 est de 7,6 cas pour 100 000 habitants, et elle y est responsable d’environ 900 décès par an. Différentes situations de contamination interespèces sont connues, même s’il reste difficile de déterminer l’antériorité de la contamination entre une espèce et une autre.

Concernant le rôle des carnivores domestiques, la DGAL rappelle que « lorsqu'un vétérinaire sanitaire suspecte ou diagnostique la tuberculose […], il doit informer la DDCSPP en regroupant les informations concernant le foyer, la maladie (modalité de dépistage, signes cliniques, etc.). Il doit également conseiller aux propriétaires de contacter leur médecin. L'euthanasie de l'animal et la destruction du matériel sont conseillées, mais pas obligatoires. Le vétérinaire sanitaire ne doit pas traiter l'animal. Il doit également informer la DDCSPP du suivi éventuel du cas. »

De leur côté, les centres de lutte antituberculeuse insistent sur la prévention : « Il faut absolument porter un masque, notamment pour réaliser des prélèvements, sur animal vivant ou lors d’une autopsie ! » pour éviter les risques de contamination par voie aérienne.

Le diagnostic est difficile, car la maladie peut prendre différentes formes, dont les signes cliniques sont peu spécifiques. La tuberculose entre principalement dans le diagnostic différentiel lors de pneumonie avec une toux chronique, présentant un aspect miliaire et/ou des cavernes à la radiographie, de syndrome granulomateux mésentérique, de lésions cutanées ou oculaires.

Retrouvez le dossier complet en pages 23 à 29 de La Semaine Vétérinaire n° 1614 du 23 janvier 2015.

Hélène Rose

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