Un face-à-face tendu entre les libéraux et le gouvernement

11/12/2014 | Le Point Vétérinaire.fr

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Le ministre de l’Économie est venu défendre le projet de loi Macron, auprès des professions libérales réunies en congrès, à Paris. Devenu une pierre d’achoppement, son contenu sera en débat parlementaire le 22 janvier, le jour de la mobilisation des libéraux.

L’ambiance n’était pas vraiment au beau fixe. Au 22e congrès national de l’Union nationale des professions libérales (Unapl), qui s’est tenu le 5 décembre au Palais Brongniart (l’ancien siège de la Bourse parisienne), le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, est venu expliquer l’intérêt de son projet de loi pour la croissance et l’activité. Son contenu, devenu “fourre-tout”, suscite de vives tensions auprès des acteurs économiques, sociaux et politiques, dont les libéraux.

Après une table ronde sur le rôle des entreprises libérales dans une France en crise, ce fut le jeu des coups de fouet. Michel Chassang, président de l’Unapl, qui a pourtant demandé à ses adhérents d’accueillir courtoisement le ministre, n’a pas mâché ses mots. « Nous avons été révoltés par les propos outranciers et insultants de votre prédécesseur, blessés d’être traités de rentiers. Vous persistez avec votre loi, nous n’en comprenons pas le sens. Nous voulons être concertés et non informés ». Pour ajouter : « Sur le fond, vous vous entêtez. Comment réformer en quelques mois, en prenant le risque de tout casser, sans dialoguer. C’est un peu comme si vous disiez : “Une minute, bourreau, voilà encore des têtes à couper, celles des professions libérales”. Il s’agit d’une loi de déclin, de destruction d’emplois, une loi de délégislation des professions réglementées, une loi contre l’indépendance. Ne soyez pas étonné que, face à autant d’incertitudes, nos accords de branche n’avancent pas aussi vite que vous le souhaitiez. 

À son tour, face à un auditoire plutôt hostile, Emmanuel Macron a précisé qu’il n’y a pas de « troc avec Bruxelles », mais une loi « cohérente » pour la nouvelle génération. « Vos propos sont excessifs et inquiétants. Cette loi a pour objectif de faciliter votre modernisation. Le statu quo n’est pas une option. Le but est de maintenir la qualité de votre service. On ne fait pas cette loi pour Bruxelles, mais pour le bien du pays. Bruxelles et l’OCDE font les mêmes constats. » Le ministre a précisé qu’il voulait conserver les fondamentaux des professions réglementées, leur code de déontologie et ne souhaitait, en aucun cas, supprimer les ordres. Il a tenu à rappeler avoir déjà supprimé certaines décisions (pour les notaires et les pharmaciens). « Les fondamentaux ne seront pas remis en cause. Mais la répartition de vos métiers dans le territoire n’est pas toujours optimale. Ceux qui disent que j’ai voulu déréglementer tiennent des propos faux et mensongers. »

Retrouvez l'article complet en pages 14 et 15 de La Semaine Vétérinaire n°1609 du 12 décembre 2014.

Clarisse Burger

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