Les professions libérales veulent être entendues... jusqu’à Bruxelles

Clarisse Burger | 04.12.2014 à 15:23:54 |
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Contre le projet de loi Macron, l’Union nationale des professions libérales (Unapl) appelle à une nouvelle mobilisation nationale le 22 janvier. Elle compte aussi porter ses efforts à Bruxelles, avec l’aide du Conseil européen des professions libérales (Ceplis) qu’elle préside.

Décidément, le projet de loi porté par Emmanuel Macron n’a pas fini d’irriter les professions réglementées. Quant au projet de loi de santé (ou future loi “Touraine”), il ne les rassure pas non plus. L’Union nationale des professions libérales (Unapl) a réuni ses 62 présidents, jeudi 27 novembre, pour en analyser le texte. Résultat ? L’organisation appelle à une manifestation nationale le 22 janvier à Paris. Objectif : le retrait de toutes les mesures anti-professions réglementées dans la loi Macron et la loi Touraine. « Ils ont séparé les textes et isolé toutes les mesures sur la santé. Par ailleurs, d’autres sujets sont traités dans la future loi Macron concernant le droit du travail, le dialogue social et la médecine du travail et le cadre prud’hommal. Tout est chamboulé. Ces derniers points sont-ils du ressort du ministre de l’Économie ? C’est une attaque en règle de l’exercice libéral. Il n’y a rien à gagner avec cette réforme », lance froidement Michel Chassang, le président de l’Unapl.

Son nouvel appel à la mobilisation fait suite à la « journée sans professions libérales » du 30 septembre, au cours de laquelle de nombreux libéraux sont descendus dans la rue, dont les vétérinaires.

Pourtant, l’Unapl a dénoncé le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur les professions réglementées qu’elle voit comme « une entreprise de démolition » et « un rapport rédigé à charge ». Son président a déjà rencontré les ministres de tutelle des secteurs d’activité concernés. En face de l’organisation, il y a Emmanuel Macron, un ministre de l’Économie qui veut « déverrouiller l’économie française » et qui « retient trois grandes priorités de réforme » : lever les freins de l’activité, à savoir ouvrir certains secteurs réglementés, investir en rénovant le cadre d’intervention de l’État actionnaire et, enfin, rénover le cadre prud’hommal et simplifier le travail.

Retrouvez l'article complet en pages 14 et 15 de La Semaine Vétérinaire n°1608 du 5 décembre 2014.

Clarisse Burger
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