Évolution de la pratique dans un contexte mouvant

M. N. | 04.11.2014 à 10:45:14 |
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La session du congrès annuel de l’Avef à Pau intitulée « Médicaments, je t’aime, moi non plus ! » a permis une approche originale de la loi d’avenir. Nos confrères Laurent Mangold et Claire Scicluna ont dévoilé leurs expériences afin de témoigner de façon personnalisée d’une démarche au sein d’une clinique face à un contexte susceptible d'évoluer.

Actuellement, il existe un questionnement sur la place du vétérinaire dans le système de distribution du médicament et sur le niveau de responsabilité de la profession dans les problématiques de santé publique. Sans oublier la mise en cause récente de la responsabilité des professions libérales dans la baisse du pouvoir d’achat sociétal.

« La loi d’avenir agricole est un texte compliqué, qui peut avoir d’énormes répercussions sur l’économie, mais aussi sur le développement et l’avenir des cliniques vétérinaires », a estimé Laurence Lajou (Something Else). Elle a détaillé le texte et soulevé plusieurs questions. L’article 48 évoque, par exemple, des dispositions d’ordre général et plus spécifiques : « Que mettre dans les “avantages” ? » C’est la fin des sponsorings divers et variés. L’avis de l’Ordre sera consultatif. « C’est une obligation de déclaration de transparence des conventions. Elle se calque sur ce qui existe en médecine humaine : le devoir de rendre publique les conventions existantes et d’informer les participants à une formation de celles entre un laboratoire, par exemple, et la structure qui organise la formation ». C’est aussi l’interdiction des rabais, des remises, des ristournes, de la différenciation des conditions commerciales, de toute pratique équivalente, de tout contrat de coopération commerciale. « Nous sommes en attente de précisions dans les décrets. », a pointé Laurence Lajou. Des interrogations d’ordre divers ont émergé : « Selon la position et les stratégies des différents segments, que feront les centrales ? Vont-elles prendre une marge sur les médicaments ? Seront-elles dépositaires et assureront-elles la logistique ? », a interrogé Laurence Lajou. Il existe des « incertitudes qui doivent amener chaque cabinet à envisager différents scenarii ».

M. N.
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