Les pistes de recherche actuelles sur le bien-être animal

Serge trouillet | 16.10.2014 à 14:53:28 |
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À travers une approche multidisciplinaire et systémique (à l’échelle du groupe), le dernier congrès Welfare Assessment at Farm Level a mis en lumière la problématique du rapprochement des points de vue de l’éleveur et du citoyen.

L’évaluation du bien-être animal ne se résume plus aux seuls concepts de l’éthologie appliquée, d’où la création, en 1999, d’un congrès spécifique, le Welfare Assessment at Farm Level (WAFL), dont la dernière édition s’est tenue à Clermont-Ferrand en septembre. L’occasion, lors de ce rendez-vous, de rappeler les conclusions de la Welfare Quality, un important projet européen qui s’est déroulé entre 2004 et 2009, qui a permis de définir douze critères que les élevages doivent satisfaire afin d’attester, au moyen d’une note générale, un bien-être des animaux correct. Ils concernent l’absence de faim, de soif, un approvisionnement en eau suffisant, la possibilité de mouvement, le confort thermique, l’absence de maladies, de blessures, de douleurs liées à des pratiques, l’expression des comportements sociaux, celle des autres comportements, les bonnes relations homme-animal, l’état émotionnel positif, le confort de couchage.
Le congrès a également permis de mettre en exergue la contribution de différents domaines d’expertise au service du bien-être animal, tels que des opérateurs mathématiques spécifiques censés reproduire le raisonnement d’experts en la matière ; la connaissance de ce que peuvent ressentir les animaux en lien avec des psychologues ; les approches épidémiologiques encore peu utilisées aujourd’hui dans ce domaine (le bien-être et la santé des animaux sont pourtant interpénétrés) ; l’étude du comportement de jeu ; l’automatisation des mesures d’évaluation de ce bien-être ou encore l’analyse statistique d’images d’enregistrement de mouvements des animaux.
Enfin, l’accent a également été mis sur les éleveurs, qui ne peuvent pas ne pas prendre en compte les attentes sociétales. Toutefois, il s’agit aussi de leur proposer des solutions applicables concrètement dans l’élevage.

Retrouvez l'intégralité de cet article en pages 29 à 34 de La Semaine Vétérinaire n° 1601

Serge trouillet
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