04/09/2014 | Le Point Vétérinaire.fr

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Dossier

Prédateurs : une incompréhension mutuelle entre leurs défenseurs et les éleveurs

Dans un contexte économique difficile pour l’élevage ovin, essentiellement victime des prédations par le loup – et l’ours dans une moindre mesure –, le dialogue entre les défenseurs de la faune sauvage et les éleveurs est toujours aussi tendu. Les décisions prises, cet été, par Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, au profit du pastoralisme, suffiront-elles à apaiser une profession qui a également, actuellement, le vautour fauve dans le collimateur ?

Dans les semaines qui ont suivi la grande manifestation anti-loups, ours et vautours à Foix (Ariège), le 28 juin dernier, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, a choisi de protéger les éleveurs en affichant sa préférence pour le pastoralisme. Elle signe un arrêté fixant à 24 le nombre de prélèvements autorisés de loups pour la période 2014-2015. Celui-ci s’élèvera à 36 si le seuil de 24 est atteint en cours d’année. La ministre signe un autre texte qui délègue aux préfets l’expérimentation de mesures plus souples pour ce type de prélèvement. La possibilité d’autoriser des tirs d’effarouchement dans les parcs nationaux sera même « étudiée sans délai ».
Quant au relâcher d’ours dans les Pyrénées, elle annonce qu’il n’y en aura pas. Tollé général chez ses opposants sur ce dossier. « Les 25 ours pyrénéens tuent environ 150 brebis par an. C’est bien moins que les mortalités dues aux maladies, aux dérochements, à l’orage ou encore aux négligences de certains éleveurs ! L’ours est un bouc émissaire, comme le loup », tonne Hervé Boyac, animateur du réseau Provence-Méditerranée de Ferus, une association nationale pour la conservation de l’ours, du loup et du lynx en France.

Serge Trouillet

Les dernières réactions

  • 05/09/2014 à 08:54
    jacques coq
    alerter
    il est vrai que la mortalité par les prédateurs représente 1 % de la mortalité ovine totale sur la chaîne pyrénéenne. mais il est aussi vrai que la rentabilité du pastoralisme n'est plus ce qu'elle était, et que l'exaspération des éleveurs est compréhensible. c'est un choix de société, donc par essence politique.
  • 05/09/2014 à 09:02
    Anonyme
    alerter
    L'écologie repose sur un équilibre entre les différentes espèces.
    Les écolos démago qui prônent l'absence totale de prélèvement sont des irresponsables. Pour préserver le pastoralisme, tout en protégeant les prédateurs, il faudrait sanctuariser certaines zones peu utilisé par les éleveurs, en y indemnisant les dégâts occasionnés par ces espèces protégées, et les "chasser" des autres zones.
  • 05/09/2014 à 11:40
    Anonyme
    alerter
    Bonjour,
    Est-ce que le Dr ALZIEUX (qui dans l'article affirme que les vautours peuvent tuer des brebis) a une idée pour expliquer comment un vautour a pu mettre à mort une brebis en pleine santé ? Il ne possède pas de serres suffisamment puissantes pour la saisir et la tuer . Pourquoi les vautours français y arriveraient alors que cela n'arrive pas ailleurs dans le monde ?
    J'avoue être des plus dubitatifs.
    Dr Hervé MICHEL
    54300 LUNEVILLE
  • 05/09/2014 à 12:35
    totodu09
    alerter
    Non à l'ours! Oui aux cons!
    Dans l'Ariège l'ours (slovène) que l'on a réintroduit dans la montagne, n'y reste pas et descend en fait dans les villages de relativement basse altitude (500m) et se retrouve dans un habitat qui lui convient mieux, en zone péri-urbaine des contreforts (près de St Girons par exemple). Encore une décision démagogique et électoraliste prise en début du bon sens et sans étude préalable.

  • 05/09/2014 à 18:13
    Semilly14
    alerter
    Les grands prédateurs oui, et aussi des chiens errants qui causent d’importants dégats : morsures et attaques mortelles, troupeaux apeurés
    Ni ours ni lynx dans le Calvados, mais des chiens errants qui s’attaquent aux troupeaux : des brebis prises de panique qui se sont jetées dans les marais de la Dives
  • 06/09/2014 à 09:18
    Anonyme
    alerter
    Oui à l'ours et au loup ! Non aux cons ! :-))

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