L’acrylamide dans les aliments augmente le risque de cancers selon l’EFSA

Nathalie Devos | 24.07.2014 à 14:24:31 |
© © Gabees - Istockphoto

Avant de finaliser leur avis scientifique sur des mesures susceptibles de réduire l’exposition des consommateurs  à cette substance, une consultation publique a été lancée par l’EFSA.

 

Un communiqué de  l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en date du 1er juillet dernier confirme ses précédentes évaluations : l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs , et ce pour toutes les tranches d’âges. Dès 2005, l’EFSA avait en effet indiquéqu’il existait un risque potentiel pour la santé associé à l’acrylamide, considéré comme étant carcinogène et génotoxique  d’après des études réalisées sur les animaux. Ce composé chimique se forme dans des aliments riches en amidon lors des cuissons à haute température (plus de 150°C), tels que la friture, la cuisson au four ou le rôtissage par exemple. Le café, les produits à base de pommes de terre  frites, les biscuits, les biscottes, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide.

Les experts de l’EFSA expliquent « que ce composé, consommé par voie orale est absorbé dans le système gastro-intestinal, distribué dans tous les organes et largement métabolisé. Le glycidamide, l’un des principaux métabolites, est la cause la plus probable des mutations géniques et des tumeurs observées dans les études animales ». L’EFSA devrait adopter son projet d’avis scientifique sur l’acrylamide dans les aliments d’ici à juin 2015. D’ici là, elle lance une consultation publique en ligne 1  sur ce dernier jusqu’au 15 septembre prochain. Les scientifiques et les personnes intéressées sont invités à  commenter ce projet d’avis qui contient des recommandations sur, notamment,  la détection et les méthodes d’évaluation des risques associés à la mutation des cellules germinales, l’amélioration de la collecte de données afin de fournir une indication plus précise des taux d’acrylamide dans les aliments. Le but étant bien entendu d’élaborer des conseils relatifs à la  production commerciale d’aliments et aux  pratiques de cuisson à domicile, afin de réduire l’exposition des consommateurs à cette substance.

 

1 http://www.efsa.europa.eu/fr/consultations/call/140701.htm

Nathalie Devos
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