Produits borderline sans AMM

Eric Vandaële | 30.04.2014 à 18:32:11 |
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Les médecines douces sont à la mode. Les antibiotiques régressent, la phyto progresse. Et tout ce qui serait naturel serait tout à la fois sûr et efficace. C’est l’un des créneaux des produits borderline. « Cela ressemble à des médicaments, cela a la couleur et le goût d’un médicament… mais ce n’est pas un médicament ». Serait-ce un médicament “Canada Dry”?

Idée reçue : un médicament se reconnaît à son autorisation de mise sur le marché (AMM). Faux ! Le médicament n’est pas défini par son AMM. Même si tous ceux préparés par un industriel devraient recevoir une autorisation avant d’être mis sur le marché.
Cette obligation légale de l’AMM n’est pas un critère qui définit le médicament, mais une conséquence de son classement. Car pour les médicaments préparés par des industriels, le contrôle et une évaluation préalable indépendante est obligatoire avant la vente. Mais du fait de l’élévation continue des exigences des dossiers d’AMM, certains fabricants souhaitent contourner cet obstacle devenu, il est vrai, parfois insurmontable.
Dans les années 1990, les produits borderline sans AMM étaient souvent présentés sans statut juridique clair. Désormais, ils sont le plus souvent rattachés aux aliments pour animaux lorsqu’ils s’administrent par voie orale, ou à des biocides lorsqu’il s’agit de topiques antiseptiques. Certains peuvent être requalifiés en médicaments et disparaissent du marché sans fanfare ni trompette. Mais ils sont vite remplacés par d’autres. La nature a horreur du vide, dit l’adage.
En fin d’année dernière, l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) a publié, à trois reprises, une excellente note de synthèse de 16 pages sur ce difficile sujet des produits borderline et de leur rattachement à un statut : médicament, biocide, aliment pour animaux, matière première à usage pharmaceutique…

Découvrez le dossier dans La Semaine Vétérinaire n°1583

Eric Vandaële
2 commentaires
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Jacqueline PEKER, Vétérinaire le 01-05-2014 à 15:51:29
Je pratique l'homéopathie depuis 50 ans et je pense que ce serait bien que je puisse répondre à Eric Vandaële. Mais où et comment?
J.Peker
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Guillaume Collignon, Vétérinaire le 06-05-2014 à 00:14:06
Ici, c'est bien. Tes remarques pourraient apporter des éclairages nouveaux sur le sujet !
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